Selon les derniers chiffres de la Fédération Bancaire Française (FBF), la France est le pays européen qui émet le plus de chèques. Avec un nombre d’émissions de 3,12 milliards, en 2010, le Français fait, en moyenne, 48 chèques par an, tandis qu’un Belge en fait moins d’un. Mais, si cet usage est pourtant familier, beaucoup ne connaissent pas les différents types de chèques utilisables, offrant, pour chacun d’entre eux, un usage et une réglementation particulière.

Les chèques barrés. Forme la plus connue des utilisateurs, les chèques, dits barrés, sont ceux qui composent notre chéquier. Non endossable, ils sont uniquement destinés à être versés sur le compte bancaire du destinataire. Par conséquent, ce dernier ne peut donc pas s’en servir pour payer une autre personne. Hautement sécurisés, ces chèques barrés se composent de deux lignes parallèles tracées au recto – pour y inscrire la somme d’argent à verser – et doivent être contresignés par le bénéficiaire, au verso, avant d’être encaissés auprès d’un établissement bancaire.

Les chèques non barrés. Nettement moins répandus, les chèques non barrés présentent la caractéristique d’être échangeables contre de l’argent liquide, au guichet d’une banque. Par ailleurs, leur caractère endossable leur permet, également, de servir de moyen de paiement à une tierce personne. Pour cela, il suffit d’inscrire, au dos, les coordonnées de second bénéficiaire, accompagnées de la date et de votre signature. Assimilés, ainsi, à des espèces, ils sont, cependant, soumis à un « droit de timbre », une taxe ou impôt requis par l’Etat.

Les chèques de banque. Emis par un établissement bancaire, les chèques de banque offrent une sécurité appréciée, lors d’une importante transaction. En effet, leur émission implique la suppression du risque d’impayé, puisque la banque émettrice retire, au préalable, la somme nécessaire du compte du client. Délivrés entre 48h et une semaine, ils doivent impérativement mentionner l’adresse du bénéficiaire. Attention, cette opération est souvent payante et son prix est indiqué dans les conditions tarifaires de l’établissement. Ensuite, à l’image du chèque traditionnel, leur validité d’encaissement dure pendant 1 an et 8 jours.

Les chèques certifiés. Etablis et signés par l’établissement du demandeur, les chèques certifiés permettent au bénéficiaire, d’être assuré de la provision nécessaire à la transaction, pendant une durée de 8 jours. Au-delà, ils redeviennent des chèques barrés traditionnels.

Les chèques de transport. Délivrés par l’employeur à destination de ses salariés, les chèques transport sont nominatifs et permettent de payer – à l’avance – les dépenses liées aux transports, entre le domicile et le lieu de travail.

Les chèques de voyage. Plus connus sous le nom de « traveller’s chèques », les chèques de voyage sont distribués par les banques. Libellés dans la devise du pays souhaité, ils sont, ensuite, échangés contre de l’argent liquide au guichet d’une banque. Ils peuvent, également, servir à payer des prestations d’hôtels, de restaurations, voire même certains achats dans des magasins. Contrairement aux espèces, les chèques de voyage permettent de faire opposition, en cas de vol ou de perte, en vue d’obtenir un remboursement.

Les Chèques Emploi Service Universel (CESU). Créés pour encourager les services à la personne, les CESU sont des titres de paiement, dotés d’un montant prédéfini et utilisés pour rémunérer un salarié à domicile. Emis par un établissement bancaire, il s’agit d’une forme de salaire qui doit être complété par une déclaration à l’Urssaf. Ces chèques permettent de simplifier les démarches d’embauche et bénéficient d’avantages fiscaux intéressants.

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